samedi 26 septembre 2009
Le musée des civilisations est en grève
Je vous invite à consulter le site de l'AFPC pour en savoir plus.
vendredi 4 septembre 2009
Histoire du mouvement ouvrier: La fête du travail
Par Marie-Monique Jean-Baptiste
Les origines
La fête du travail est est célébrée en l’honneur des gens de la classe ouvrière. L’origine de cette fête remonte à 1882. C’est le Conseil Central des Métiers et du Travail de New York qui l’organise pour la première fois. Des activités diverses et une immense parade marque cette fête qui sera soulignée à tous les ans, le premier lundi de septembre.
L’Union des cigariers instaure la fête du travail à Montréal en 1886. Québec suit le pas en 1891. Ce n’est qu’en 1894 que le Parlement canadien désigne officiellement le premier lundi de septembre comme un jour férié, sous la pression des organisations ouvrières.
(
New York 1882)
Cette journée est soulignée par un grand défilé où paradent la majorité des organisations ouvrières qui s’affichent avec leurs bannières. De nombreux chars allégoriques identifiant les métiers représentés et vantant les mérites du syndicalisme, accompagnés de fanfares, défilent sous les flots d’applaudissements des milliers de spectateurs. Cette parade servait d’illustration du sentiment d’appartenance et de la force du mouvement ouvrier.
Lors des célébrations de 1904, dans les rues de Montréal, c’est près de 20 000 syndiqués qui sont applaudis à leur passage par une foule immense. La journée s’achève par un pique-nique et des jeux organisés dans un parc pour les familles des ouvriers.
En France et ailleurs dans le monde, on parle plutôt du mois de mai. Le projet d’avoir le premier mai comme journée des travailleurs est né en 1889, lors du congrès de fondation de la Deuxième Internationale ouvrière à Paris. On voulait rappeler les événements sanglants qui avaient marqué la grève générale de Chicago en 1889.
Les événements entourant la grève générale de Chicago
Tout cela débute par la non application d’une loi américaine qui reconnaissait en 1868, le principe syndical des 3X8, c’est-à-dire, 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de détente. En 1869, les ouvriers américaine se mettent en luttent pour la mise en pratique de cette loi qui leur permettait d’avoir de meilleures conditions de travail. Une première grève a lieu en 1877 à Pittsburgh. Puis en octobre 1884 on choisit une date pour une mobilisation massive. Durant ce temps, de nombreux licenciements se font dans les usines.
Le samedi 1er mai 1886, les syndicats de la Fédération Américaine du Travail et le journal anarchiste The Alarm appellent à la grève générale. Cet appel est suivi par près 340 000 salariés qui arrivent à paralyser au moins 12 000 usines à travers les Etats-Unis. A Chicago, au moment où la manifestation se disperse, deux cents policiers font irruption et chargent les ouvriers. Cet affrontement fait état d’un mort et de dizaines de blessés. Cette violence policière suscite un rassemblement de protestation des ouvriers, le 4 mai au Haymarket Square. La veille de cette journée, un meeting avait eu lieu dans les usines Mac Cormick, où 1200 salariés venaient d’être licenciés. À la journée du licenciement, les policiers tuent six travailleurs et en blessent une cinquantaine pour protéger les «jaunes», des ouvriers qui étaient embauchés pour casser les grèves.
Résultat de tous ces incidents : le 4 mai tout Chicago est paralysé par une grève générale. Une manifestation de protestation se tient en soirée rassemblant près de 15 000 personnes. Le maire de Chicago demande aux policiers de lever le dispositif de sécurité au moment du dispersement de la foule qui passe à une centaine de personnes. Sans trop de raisons apparentes, 180 policiers foncent vers la foule. Soudain, arrivée de nulle part, une bombe à mèche est lancée sur la police, y faisant un mort et des dizaines de blessés. L’État décrète la loi martiale. Huit militants, dont trois seulement étaient présents au Haymarket sont arrêtés et traduits en justice, accusés d’avoir mené et fomenté les troubles. Pour en faire un exemple : cinq d’entre eux sont condamnés à mort et pendus le 11 novembre 1887. Les trois autres seront libérés plus tard et leur innocence reconnue.
Plus de 500 000 personnes assistent aux funérailles de ceux qu’on a appelés «les martyrs du Haymarket». C’est en leur mémoire et pour rappeler ces événements que le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris en 1889, choisit le 1er mai comme journée de lutte sociale pour les travailleurs du monde entier.
Sources : Histoire du syndicalisme québécois, Jacques Rouillard, Boréal.
Les pendus de Chicago : www.labelandmusic.com/adtf/txt/chicago.htm
Les origines
La fête du travail est est célébrée en l’honneur des gens de la classe ouvrière. L’origine de cette fête remonte à 1882. C’est le Conseil Central des Métiers et du Travail de New York qui l’organise pour la première fois. Des activités diverses et une immense parade marque cette fête qui sera soulignée à tous les ans, le premier lundi de septembre.
L’Union des cigariers instaure la fête du travail à Montréal en 1886. Québec suit le pas en 1891. Ce n’est qu’en 1894 que le Parlement canadien désigne officiellement le premier lundi de septembre comme un jour férié, sous la pression des organisations ouvrières.
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New York 1882)Cette journée est soulignée par un grand défilé où paradent la majorité des organisations ouvrières qui s’affichent avec leurs bannières. De nombreux chars allégoriques identifiant les métiers représentés et vantant les mérites du syndicalisme, accompagnés de fanfares, défilent sous les flots d’applaudissements des milliers de spectateurs. Cette parade servait d’illustration du sentiment d’appartenance et de la force du mouvement ouvrier.
Lors des célébrations de 1904, dans les rues de Montréal, c’est près de 20 000 syndiqués qui sont applaudis à leur passage par une foule immense. La journée s’achève par un pique-nique et des jeux organisés dans un parc pour les familles des ouvriers.
En France et ailleurs dans le monde, on parle plutôt du mois de mai. Le projet d’avoir le premier mai comme journée des travailleurs est né en 1889, lors du congrès de fondation de la Deuxième Internationale ouvrière à Paris. On voulait rappeler les événements sanglants qui avaient marqué la grève générale de Chicago en 1889.
Les événements entourant la grève générale de Chicago
Tout cela débute par la non application d’une loi américaine qui reconnaissait en 1868, le principe syndical des 3X8, c’est-à-dire, 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de détente. En 1869, les ouvriers américaine se mettent en luttent pour la mise en pratique de cette loi qui leur permettait d’avoir de meilleures conditions de travail. Une première grève a lieu en 1877 à Pittsburgh. Puis en octobre 1884 on choisit une date pour une mobilisation massive. Durant ce temps, de nombreux licenciements se font dans les usines.
Le samedi 1er mai 1886, les syndicats de la Fédération Américaine du Travail et le journal anarchiste The Alarm appellent à la grève générale. Cet appel est suivi par près 340 000 salariés qui arrivent à paralyser au moins 12 000 usines à travers les Etats-Unis. A Chicago, au moment où la manifestation se disperse, deux cents policiers font irruption et chargent les ouvriers. Cet affrontement fait état d’un mort et de dizaines de blessés. Cette violence policière suscite un rassemblement de protestation des ouvriers, le 4 mai au Haymarket Square. La veille de cette journée, un meeting avait eu lieu dans les usines Mac Cormick, où 1200 salariés venaient d’être licenciés. À la journée du licenciement, les policiers tuent six travailleurs et en blessent une cinquantaine pour protéger les «jaunes», des ouvriers qui étaient embauchés pour casser les grèves.
Résultat de tous ces incidents : le 4 mai tout Chicago est paralysé par une grève générale. Une manifestation de protestation se tient en soirée rassemblant près de 15 000 personnes. Le maire de Chicago demande aux policiers de lever le dispositif de sécurité au moment du dispersement de la foule qui passe à une centaine de personnes. Sans trop de raisons apparentes, 180 policiers foncent vers la foule. Soudain, arrivée de nulle part, une bombe à mèche est lancée sur la police, y faisant un mort et des dizaines de blessés. L’État décrète la loi martiale. Huit militants, dont trois seulement étaient présents au Haymarket sont arrêtés et traduits en justice, accusés d’avoir mené et fomenté les troubles. Pour en faire un exemple : cinq d’entre eux sont condamnés à mort et pendus le 11 novembre 1887. Les trois autres seront libérés plus tard et leur innocence reconnue.
Plus de 500 000 personnes assistent aux funérailles de ceux qu’on a appelés «les martyrs du Haymarket». C’est en leur mémoire et pour rappeler ces événements que le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris en 1889, choisit le 1er mai comme journée de lutte sociale pour les travailleurs du monde entier.
Sources : Histoire du syndicalisme québécois, Jacques Rouillard, Boréal.
Les pendus de Chicago : www.labelandmusic.com/adtf/txt/chicago.htm
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